Dans l'entraînement de base, on trouve tout d'abord des exercices d'endurance. Il faut en effet échauffer le coeur. Le footing est exclu, car il présente des risques pour les articulations des chevilles et des genoux, et pour le dos. L'exercice d'endurance consiste donc à se placer en file, dans un cercle qui fait le tour dohyô, chaque lutteur posant ses mains sur les épaules de celui qui le précède. Puis, pendant 20 minutes, les sumos marchent rapidement en cercle. Parfois, ils font un tour de bicyclette dans le quartier, et certains pratiquent la natation pour développer leur souffle. Puis, ils pratiquent des abdominaux, pour renforcer leur sangle abdominale, ce qui crée une proéminance appelée taiku-bara.
Ensuite, la souplesse : il faut être très très souple. Un exercice très important est le suri-ashi, où il faut avancer mi-accroupi, le buste penché en avant, de façon à obtenir un sens de gravité très bas et une meilleure stabilitée. Le shiko revient à soulever le plus hautpossible une jambe latéralement, à la redescendre en frappant le sol le plus fort possible, et à faire de même avec l'autre jambe. Enfin, le mata-wari consiste à faire le grand écart.
Pour développer leur force, il doivent frapper le teppo, un pilier en bois, avec le plat de la main, faire des altères et des pompes, et des flexions de jambes.
Les entraînements au combat se déroulent de 8h à 11h. C'est un moment où les plus faibles se retrouvent souvent humiliés. Il faut combattre comme lors d'un match, et mettre en pratique les acquis de l'entraînement de base.
