La préparation mentale au combat est presque plus importante que la préparation physique : en effet, les matches ne durent que quelques secondes, il faut donc être extrèmement réactif et avoir de très bons réflexes. La préparation dure environ 3 minutes. Les lutteurs se saluent, effectuent un exercice d'assouplissement, le shiko. Puis ils se tiennent accroupis, les paumes vers le ciel, pour montrer qu'ils ne cachent rien : c'est le chiri. Avant, ils auront jeté chacun une poignée de sel sur le dohyô.
Un affrontement psychologique a déjà débuté : les adversaires se fusillent du regard. On dit que si on a vaincu un opposant mentalement, on a déjà fait la moitié du travail. Le rituel de préparation dure ainsi jusqu'à ce que le gyoji leur signale que le combat peut débuter. Pour cela, il relève son éventail face à lui. Quand les deux sumos ont les poings posés sur le sol, ils peuvent se jeter l'un sur l'autre, avec la poussée la plus puissante possible. Elle a une importance capitale, car elle sert à déstabiliser l'adversaire. On l'appelle le taichi-ai.
Durant le combat, les lutteurs ne peuvent toucher le sol qu'avec la plante de leur pied : ils ont perdus si une autre partie de leur corps entre en contact. Ils ne peuvent ni tirer les cheveux, ni frapper du poing fermé, et encore moins frapper aux parties génitales. Le seul but et de déséquilibrer l'adversaire. Si les deux tombent, c'est au juge de déterminer lequel a touché le sol le premier. Si il n'y a pas eu de vainqueur lors du taichi-ai, de nombreuses prises sont utilisées pour essayer de déstabiliser l'autre. Chacun a ses préférences. Durant le combat, le goiji les encourage en criant "Nokotta !".
Dans un tournoi, l'objectif est d'avoir plus de victoire que de défaites. Il faut atteindre les 8 victires, puisqu'il y a 15 combats. Dans ce cas, il est kachi-koshi. Dans le cas inverse, il est make-koshi. Etre kachi-koshi permet de gagner des places dans le banzuke (classement).